AccueilBlog
entreprises-prospection-prestataire

Entreprises de prospection : comment choisir le bon prestataire en 2026

Entreprises de prospection 2026 : 8 critères de choix, 15 questions à poser, drapeaux rouges, clauses contractuelles, vérification des références.
Anthony Dufrasne
Co-fondateur, Prestimonia
Publié le
29 June 2026
Lecture
min
Mis à jour
13 July 2026

Choisir une entreprise de prospection est l'une des décisions de service les plus risquées qu'un cabinet patrimonial, un courtier ou un dirigeant de PME B2B puisse prendre. Le marché français compte près de 200 prestataires sérieux et autant de structures plus opportunistes qui surfent sur la vague de l'externalisation commerciale. Les promesses sont partout identiques (« rendez-vous qualifiés », « ROI rapide », « équipe dédiée »), mais l'écart de qualité entre un prestataire d'excellence et un prestataire médiocre est tel qu'il peut faire la différence entre une croissance accélérée et un budget mensuel jeté pendant 12 à 18 mois.

L'erreur classique du dirigeant qui choisit une entreprise de prospection : se précipiter sur la promesse commerciale, ne pas vérifier les références sérieusement, signer un contrat standard mal négocié, et constater à 6 mois que la prestation ne livre pas ce qui avait été promis. Or, à ce stade, la trésorerie est déjà engagée, l'équipe interne s'est détournée du sujet acquisition, et résilier coûte presque autant que continuer. La sélection initiale est donc le moment où se joue 80 % du résultat final.

Cet article décrit la méthode complète pour choisir la bonne entreprise de prospection en 2026 : les 5 catégories de prestataires présentes sur le marché (et à qui chaque catégorie s'adresse), les 8 critères de choix qui font vraiment la différence, le processus de sélection en 4 étapes (brief, shortlist, démo, vérifications), les 15 questions à poser systématiquement en avant-vente, les 6 drapeaux rouges qui doivent vous faire fuir, les clauses contractuelles critiques à exiger, comment vérifier les références au-delà des avis publiés, et les 5 erreurs les plus fréquentes que nous voyons sur les choix de prestataire des cabinets accompagnés.

Les 5 catégories d'entreprises de prospection en 2026

Toutes les entreprises de prospection ne se valent pas, et surtout, ne s'adressent pas au même profil de client. Comprendre les 5 grandes catégories du marché permet de partir du bon segment dès le début.

1. Les agences full-service spécialisées par secteur

Couvrent l'ensemble de la chaîne (stratégie + outils + opérationnel + qualification) et se sont spécialisées sur un ou deux secteurs verticaux (patrimoine, SaaS B2B, industrie, santé). Tarif typique : 5 000 à 25 000 € par mois. Profil cible : cabinet de plus de 5 personnes qui veut un partenaire long terme et qui valorise la connaissance sectorielle.

2. Les agences full-service généralistes

Couvrent l'ensemble de la chaîne mais sans spécialisation sectorielle stricte. Tarif équivalent aux spécialistes. Profil cible : entreprises B2B classiques avec une cible large, pas de besoin sectoriel pointu.

3. Les agences spécialisées par canal

Couvrent un canal unique en profondeur (cold email pur, LinkedIn pur, téléphone pur). Tarif typique : 2 000 à 8 000 € par mois. Profil cible : entreprise qui sait exactement quel canal elle veut activer et qui a besoin d'un partenaire technique très pointu.

4. Les freelances et small teams (1 à 5 personnes)

Structure légère, souvent gérée par un ou deux anciens commerciaux qui se sont mis à leur compte. Tarif typique : 1 500 à 6 000 € par mois. Profil cible : entreprise en démarrage ou petit budget, prête à accepter une dépendance forte au profil unique du prestataire.

5. Les plateformes SaaS-as-service

Modèle hybride mêlant un outil propriétaire et une équipe d'opérateurs à distance. Tarif typique : 1 000 à 5 000 € par mois. Profil cible : entreprise qui veut une solution scalable et standardisée, prête à accepter une personnalisation plus limitée.

Pour un cabinet patrimonial, un courtier ou un agent général, la catégorie 1 (agence full-service spécialisée patrimoine et conseil financier) est presque toujours le meilleur choix car la dimension réglementaire (DDA, ACPR, ORIAS) exige une compréhension fine du métier que les généralistes n'ont pas.

Les 8 critères de choix qui font vraiment la différence

Au-delà des plaquettes commerciales, voici les 8 critères qui séparent en pratique un excellent prestataire d'un prestataire médiocre.

1. La spécialisation sectorielle réelle

Demandez la liste précise des cabinets ou entreprises clientes actuels du prestataire dans votre secteur. Un prestataire qui annonce « accompagner le secteur patrimoine » avec 1 ou 2 clients sur ce segment ne le maîtrise pas. Le minimum sérieux : 8 à 15 clients actifs dans votre vertical, idéalement avec des références récentes (moins de 18 mois).

2. La maturité de l'équipe opérationnelle

Au-delà du commercial qui vend la prestation, demandez à rencontrer les personnes qui géreront concrètement votre compte au quotidien (account manager, SDR senior, technicien outils). Vérifiez leur ancienneté dans l'agence et leur expérience commerciale antérieure. Une équipe junior avec 6 mois d'ancienneté ne produira pas les mêmes résultats qu'une équipe stable avec 3 à 5 ans dans la structure.

3. La gouvernance du portefeuille clients

Demandez précisément le ratio « comptes clients par account manager ». Au-dessus de 8 à 10 comptes par AM, vous serez sous-prioritaire. Un bon ratio est compris entre 4 et 7 comptes par AM. Demandez aussi le ratio « SDR par account manager » : un AM qui pilote plus de 4 à 5 SDR perd en qualité de supervision.

4. La transparence sur la méthodologie et les outils

Un bon prestataire vous explique en détail sa méthodologie, vous montre l'interface des outils qu'il utilise, vous donne un accès au tableau de bord opérationnel. Si on vous répond « c'est notre méthode propriétaire, on ne peut pas la détailler », c'est un drapeau rouge. La méthode opérationnelle d'une agence en 2026 n'est plus un secret commercial, c'est un standard du marché. Ce qui compte, c'est l'excellence d'exécution.

5. La capacité à présenter des KPIs vérifiables

Demandez à voir le tableau de bord d'un client similaire au vôtre (anonymisé). Vous devez pouvoir vérifier les volumes envoyés, les taux d'ouverture, les taux de réponse, les RDV pris. Sans ces données vérifiables, vous achetez sur la base de promesses.

6. La solidité financière de la structure

Vérifiez sur Pappers ou Societe.com la santé financière de l'entreprise : chiffre d'affaires, résultat net, effectif, ancienneté. Une structure qui a perdu de l'argent les 2 dernières années ou qui change d'effectif tous les 6 mois est un risque pour la continuité de votre prestation.

7. La qualité du contrat type proposé

Un prestataire sérieux propose un contrat clair avec des clauses précises sur les engagements de résultat, les conditions de sortie, la réversibilité, la propriété de la donnée. Un contrat vague ou inexistant est le signe d'un prestataire qui veut se laisser de la marge pour sous-performer sans conséquence.

8. La compatibilité culturelle et opérationnelle

Au-delà des compétences techniques, demandez-vous si vous voudriez travailler 18 mois avec l'équipe en face. Si la communication est laborieuse en phase de vente, elle ne s'améliorera pas en phase d'exécution. La compatibilité humaine compte autant que la qualité technique.

Le processus de sélection en 4 étapes

Une bonne sélection prend 4 à 8 semaines. Précipiter ce processus est la première cause de mauvais choix.

Étape 1 : Le brief interne (1 à 2 semaines)

Avant de contacter le moindre prestataire, écrivez en interne ce que vous attendez précisément : périmètre exact (canaux, segments, volumes cibles), budget mensuel disponible, durée d'engagement envisagée, critères de succès à 6 et 12 mois, environnement technique actuel (CRM, outils existants).

Ce document de 4 à 8 pages devient la base du brief envoyé aux prestataires shortlistés. Sans ce travail amont, vous comparerez des pommes et des oranges en discussion commerciale.

Étape 2 : La shortlist (1 à 2 semaines)

Identifiez 4 à 6 prestataires correspondant à votre catégorie cible (voir les 5 catégories ci-dessus). Sources : recommandations de votre réseau, recherche Google, LinkedIn, plateformes de mise en relation B2B, annuaire Anacofi ou CSCA selon votre profil. Filtrez sur les 8 critères ci-dessus pour ne garder que 3 à 4 prestataires sérieux à approcher.

Étape 3 : Les démos et entretiens (2 à 3 semaines)

Organisez un premier entretien de 60 minutes avec chaque prestataire shortlisté. Préparez les mêmes questions pour tous (voir liste ci-dessous) afin de pouvoir comparer objectivement. Demandez systématiquement une démonstration de l'outil de pilotage et un accès au tableau de bord d'un client anonymisé.

Étape 4 : Les vérifications et la décision (1 à 2 semaines)

Pour les 2 finalistes, demandez 3 références clients chacun et appelez les 6 références par téléphone (pas par email, et pas seulement les LinkedIn). Posez des questions précises (voir section dédiée plus bas). Demandez ensuite un contrat type pour vérifier les clauses critiques. Ne signez jamais sans avoir fait ces vérifications, même si la pression commerciale est forte.

Côté conseil
Ne jamais accepter de signer pendant la première semaine

La pression à signer rapidement est l'arme classique des prestataires médiocres. Posez systématiquement la règle : « je ne signe rien dans les 7 jours suivant la première rencontre, c'est un principe ». Si le prestataire répond que sa proposition ne sera plus valable, vous savez à qui vous avez affaire. Si le prestataire accepte, vous avez gagné les 7 jours nécessaires aux vérifications de référence et à la lecture du contrat type, qui sauvent 80 % des mauvais choix.

Les 15 questions à poser systématiquement en avant-vente

Voici la grille de questions à poser à tout prestataire que vous évaluez. Préparez-la à l'avance et utilisez la même pour tous, c'est ce qui rend la comparaison possible.

Questions sur l'agence

  1. Combien de clients actifs avez-vous actuellement dans mon secteur précis ?
  2. Quelle est l'ancienneté moyenne de votre équipe opérationnelle ?
  3. Quel est votre ratio de comptes clients par account manager ?
  4. Qui exactement gérera mon compte au quotidien, et puis-je le rencontrer avant de signer ?
  5. Quel est votre taux de rétention client à 12 mois et à 24 mois ?

Questions sur la méthodologie

  1. Quels outils utilisez-vous pour la prospection (LinkedIn Sales Navigator, cold email, IA conversationnelle) ?
  2. Comment garantissez-vous la délivrabilité des emails sortants (domaine dédié, warm-up, volume contrôlé) ?
  3. Quel est votre processus de qualification des RDV avant de me les transmettre ?
  4. Comment gérez-vous les leads chauds nécessitant un rappel sous 5 minutes ?
  5. À quelle fréquence proposez-vous des points de pilotage avec votre client ?

Questions sur les engagements

  1. Sur quels KPIs vous engagez-vous contractuellement et avec quelles pénalités si non atteints ?
  2. Quelle est la durée minimum d'engagement et quelles sont les conditions de sortie anticipée ?
  3. Quelle est la grille de qualification d'un RDV qualifié, contractuellement définie ?
  4. À qui appartient la donnée prospect collectée pendant la prestation ?
  5. Quelles garanties RGPD sur le traitement et la portabilité de la donnée à la fin du contrat ?

Si un prestataire élude plus de 3 de ces 15 questions ou répond par du marketing, vous avez votre réponse : il n'a pas les fondations sérieuses qu'il prétend avoir.

Les 6 drapeaux rouges qui doivent vous faire fuir

Au-delà des critères positifs, voici 6 signaux qui doivent provoquer un retrait immédiat de votre processus de sélection, même si le reste paraît bon.

Drapeau rouge 1 : La garantie de résultat absolue

Un prestataire qui vous garantit « X clients signés en 3 mois sinon remboursement » ment, ou alors il s'apprête à brûler vos crédits LinkedIn ou votre réputation email pour livrer du volume coûte que coûte. Aucun prestataire sérieux ne peut garantir des signatures, car la signature dépend autant de votre équipe commerciale que de la qualité du RDV livré.

Drapeau rouge 2 : Le tarif anormalement bas

Une prestation de prospection sérieuse pour cabinet patrimonial coûte au minimum 3 500 à 5 000 € par mois en croisière. Un prestataire qui propose 1 500 € par mois en formule complète soit fait du bricolage automatisé, soit prélève une marge sur la vente de leads collectés, soit n'a pas l'équipe pour tenir la promesse.

Drapeau rouge 3 : L'absence de contrat type fourni à la demande

Si après 2 demandes vous n'arrivez pas à obtenir le contrat type, c'est que la structure n'en a probablement pas de standardisé. Vous vous engagez alors sur un document écrit à la dernière minute, avec toutes les fragilités juridiques que cela implique.

Drapeau rouge 4 : Le commercial qui pousse à signer rapidement

« Notre tarif évolue le 1er du mois », « il nous reste 2 slots de capacité », « nous démarrons la semaine prochaine sinon ce sera dans 3 mois » : ces techniques de pression commerciale signalent un prestataire qui privilégie le closing rapide sur la qualité de la relation à long terme. Un bon prestataire vous laisse le temps de la vérification.

Drapeau rouge 5 : L'impossibilité de fournir 3 références clients récentes

Si l'agence ne peut pas vous donner 3 références clients de moins de 18 mois dans votre secteur, soit elle n'a pas vraiment de clients dans votre vertical, soit ses clients ne veulent pas être appelés. Les deux situations sont des drapeaux rouges majeurs.

Drapeau rouge 6 : L'absence d'accès au tableau de bord en temps réel

Un prestataire qui ne propose qu'un reporting mensuel en PDF cache probablement la réalité de l'activité quotidienne. Les bons prestataires donnent un accès permanent à un dashboard pour piloter en transparence. Sans cet accès, vous achetez à l'aveugle.

Les clauses contractuelles critiques à exiger

Le contrat type des entreprises de prospection est souvent rédigé à leur avantage. Voici les 8 clauses à exiger explicitement avant de signer.

1. Définition contractuelle du RDV qualifié

La grille de qualification (critères ICP, budget minimum, intention d'achat, autorité de décision) doit figurer en annexe du contrat. Sans cette définition écrite, toute discussion sur la qualité des RDV livrés tournera en désaccord verbal.

2. Engagement minimum de RDV honorés

Le contrat doit prévoir un volume minimum mensuel et les conséquences si ce minimum n'est pas atteint (avoir, remplacement, résiliation sans frais). Sans engagement chiffré, la prestation est ouverte à toutes les déceptions.

3. Conditions de sortie anticipée

Préavis raisonnable (1 à 3 mois maximum), absence d'indemnité prohibitive, et faculté de sortir sans frais en cas de non-atteinte des KPIs sur 2 mois consécutifs.

4. Propriété des données collectées

La donnée collectée pendant la prestation (contacts, échanges, RDV) appartient au cabinet client. Le contrat doit garantir l'export complet de cette donnée dans un format ouvert (CSV, JSON) dans un délai défini en cas de fin de contrat.

5. Réversibilité et continuité

Le contrat doit prévoir les modalités de transfert de la connaissance opérationnelle (séquences en cours, prospects engagés, statut des relances) à votre équipe interne ou à un prestataire successeur, sans frais cachés.

6. Conformité RGPD

Le prestataire doit garantir contractuellement la conformité RGPD du traitement (registre, base légale, consentement, durée de conservation), et fournir le DPA (Data Processing Agreement) en annexe.

7. Limites d'utilisation de votre marque

Le contrat doit préciser ce que le prestataire peut faire de votre nom et logo (utilisation comme référence, cas client publié, mention LinkedIn) et ce qu'il ne peut pas faire sans votre accord exprès.

8. Juridiction et droit applicable

Pour un cabinet français, juridiction française et droit français applicable. Évitez les contrats avec juridiction étrangère ou clauses d'arbitrage non maîtrisées.

Comment vérifier les références clients

Vérifier les références par téléphone, pas par email, et pas seulement les avis LinkedIn. Voici les questions à poser à chaque référence client.

Questions sur la performance

  • Combien de RDV qualifiés par mois vous livre le prestataire en moyenne ?
  • Quel est votre taux de transformation de ces RDV en clients signés ?
  • Avez-vous calculé votre CAC global et votre ratio LTV/CAC ?
  • À 12 mois, le ROI était-il positif, neutre ou négatif ?

Questions sur la relation opérationnelle

  • À quelle fréquence avez-vous des points de pilotage ?
  • Combien de temps mettent-ils à répondre à vos demandes ou problèmes ?
  • L'équipe est-elle stable depuis le début de la prestation ?
  • Comment ont-ils géré une situation difficile (sous-performance, désaccord, urgence) ?

Questions sur le risque

  • Si vous deviez recommencer, choisiriez-vous le même prestataire ?
  • Que changeriez-vous dans le contrat ou la prestation ?
  • Y a-t-il eu des coûts cachés non prévus initialement ?
  • À quel moment avez-vous senti que la prestation était vraiment rentable ?

Si une référence parle uniquement en termes positifs sans nuance, méfiez-vous : c'est souvent une référence préparée par le prestataire. Une référence honnête a toujours quelques bémols à signaler.

Côté conseil
Aller chercher 1 référence non fournie par le prestataire

Les 3 références fournies par le prestataire sont par définition ses meilleurs clients. Pour avoir l'image complète, identifiez 1 ancien client du prestataire via LinkedIn (recherche « anciens clients de [nom de l'agence] » ou via les posts de l'agence où des clients sont cités). Contactez cette personne directement. Vous obtiendrez en 15 minutes plus d'informations honnêtes que dans 3 références préparées.

Les 5 erreurs les plus fréquentes sur le choix d'un prestataire

Voici les erreurs qui reviennent systématiquement chez les cabinets que nous voyons passer d'un mauvais choix à un meilleur.

Erreur 1 : Choisir sur le tarif le plus bas

Le tarif le plus bas est presque toujours le ROI le plus mauvais. Une économie de 1 500 € par mois sur un prestataire à 3 500 € au lieu de 5 000 € coûte en réalité plusieurs dizaines de milliers d'euros en RDV non transformés sur 12 mois. Le critère prix doit être en dernier après les 8 critères de qualité.

Erreur 2 : Choisir le prestataire le plus rapide à présenter

Le prestataire qui propose un démarrage en 2 semaines fait du bricolage. Une prestation sérieuse exige 3 à 6 semaines de paramétrage initial (voir notre article Prospection externalisée pour CGP : coût et ROI). Méfiez-vous de la promesse de rapidité.

Erreur 3 : Sous-estimer le travail de brief interne

Beaucoup de cabinets démarrent leur recherche sans avoir formalisé en interne leurs attentes. Résultat : les prestataires les promènent et les démos s'enchaînent sans clarté de comparaison. 1 à 2 semaines de brief interne avant de contacter le moindre prestataire est l'investissement le plus rentable du processus.

Erreur 4 : Sauter la vérification de références

C'est l'étape la plus chronophage (4 à 6 appels de 30 minutes), c'est aussi celle qui sauve les choix. La majorité des cabinets qui ont vécu une mauvaise expérience avaient sauté cette étape par confiance ou par manque de temps.

Erreur 5 : Confondre le commercial qui vend et l'équipe qui exécute

Le commercial qui vous présente la prestation n'est pas celui qui la délivrera. Toujours exiger de rencontrer la personne qui gérera quotidiennement votre compte avant de signer. Trop de cabinets découvrent en mois 2 que l'équipe opérationnelle est très différente de la personne qui les a convaincus en avant-vente.

Notre approche chez Prestimonia pour les cabinets patrimoniaux

Prestimonia est une agence d'acquisition spécialisée pour les cabinets de conseil patrimonial, les courtiers et les agents généraux. Notre positionnement sur les critères de choix :

  • Spécialisation sectorielle stricte : nous ne travaillons qu'avec des cabinets patrimoine, courtage et conseil financier.
  • Équipe stable : ancienneté moyenne de l'équipe opérationnelle supérieure à 24 mois.
  • Ratio AM bas : maximum 6 comptes clients par account manager pour garantir la disponibilité.
  • Transparence totale : accès permanent au tableau de bord en temps réel, démo possible avant signature.
  • Contrat précis : engagement minimum chiffré, conditions de sortie souples, propriété de la donnée garantie.
  • Méthode ASAP : industrialisation de la chaîne acquisition + qualification IA via Converset + prise de RDV intégrée au CRM.

Nous proposons un échange gratuit de 30 minutes pour discuter de votre situation et voir si la collaboration a du sens.

FAQ : choisir une entreprise de prospection

Combien de temps prend un processus de sélection sérieux d'une entreprise de prospection ?

4 à 8 semaines au total : 1 à 2 semaines de brief interne, 1 à 2 semaines de constitution de shortlist, 2 à 3 semaines d'entretiens et démos, 1 à 2 semaines de vérifications et décision finale. Sauter ce processus pour aller plus vite est la première cause de mauvais choix. Un prestataire qui pousse à signer en moins de 2 semaines doit être considéré comme un signal d'alerte, pas comme une opportunité.

Combien de prestataires faut-il rencontrer avant de choisir ?

3 à 5 prestataires sérieux. Moins de 3 ne permet pas de comparer objectivement les offres. Plus de 5 conduit à l'épuisement décisionnel et au choix par défaut. La règle pratique : 4 à 6 prestataires shortlistés, 3 à 4 rencontrés en démo, 2 finalistes vérifiés en profondeur.

Quel budget mensuel minimum pour une prestation sérieuse de prospection externalisée ?

Pour une cible patrimoine en France, le seuil minimum d'une prestation de qualité est de 3 500 à 5 000 € HT par mois. En dessous, vous accédez à des prestataires entrée de gamme dont le ROI est très incertain. Pour une prestation full-stack (cold email + LinkedIn + qualification IA + prise de RDV), comptez 5 000 à 10 000 € par mois selon le volume cible.

Faut-il préférer une agence française ou internationale ?

Pour un cabinet patrimonial, courtage ou agent général français, une agence française est presque toujours préférable pour 3 raisons : connaissance du cadre réglementaire (ACPR, ORIAS, DDA), discours commercial adapté au public français, conformité RGPD sans question de transfert hors UE. Les agences internationales peuvent être pertinentes pour des entreprises B2B classiques mais rarement pour les cabinets régulés.

Que demander en première rencontre avec un prestataire ?

Préparez 15 questions précises (voir notre liste ci-dessus) couvrant l'agence, la méthodologie et les engagements. Demandez systématiquement à rencontrer l'équipe opérationnelle qui gérera votre compte, à voir une démo du tableau de bord, à recevoir 3 références clients récentes et un contrat type. Sans ces 4 éléments fournis dans les 10 jours suivant la rencontre, retirez le prestataire de votre shortlist.

Comment vérifier les références d'un prestataire de manière fiable ?

Appelez les 3 références par téléphone (jamais par email), de préférence des références récentes (moins de 18 mois). Posez 8 à 10 questions précises sur la performance, la relation opérationnelle et le risque vécu. Une référence qui répond uniquement en termes positifs sans aucune nuance est probablement une référence préparée. Une référence honnête a toujours quelques bémols à signaler.

Quelles clauses ne jamais accepter dans un contrat de prospection externalisée ?

Évitez absolument : un engagement de 24 ou 36 mois sans porte de sortie en cas de sous-performance, une clause de propriété de la donnée au profit du prestataire, l'absence de définition contractuelle du RDV qualifié, une indemnité de sortie supérieure à 3 mois de forfait, une juridiction étrangère imposée. Si le prestataire refuse de retirer ces clauses, retirez-le de votre shortlist.

Peut-on changer de prestataire facilement après 6 mois ?

Oui si le contrat a été correctement négocié dès le départ (clauses de sortie souples, réversibilité, propriété de la donnée). Sinon, le changement peut coûter 1 à 3 mois de forfait en indemnités et 2 à 4 mois de remise en route avec le nouveau prestataire. C'est pour cette raison que la qualité du contrat initial est aussi importante que la qualité du prestataire choisi.

Quelle est la durée d'engagement contractuelle standard en 2026 ?

12 mois est la durée standard sérieuse, parfois 6 mois pour une période de test initiale. En dessous de 6 mois, la plupart des prestataires refusent ou facturent des conditions très défavorables. Au-dessus de 18 mois sans clause de sortie souple, vous prenez un risque excessif. La règle saine : engagement 12 mois avec clause de revue à 6 mois et faculté de sortie sans frais si KPIs non atteints sur 2 mois consécutifs.

Sommaire

RDV Clé en main

Construisez votre système
d'acquisition en 90 jours

Diagnostic gratuit · Méthode éprouvée ·
Résultats mesurables

Réserver un diagnostic →

Partager cet article

Tags
Acquisition client
Automatisation
CGP
Prospection
Conversion
Email marketing
À propos de l'auteur

Anthony Dufrasne

Co-fondateur & Directeur de la stratégie — Prestimonia

Anthony accompagne les professionnels de la finance dans la construction de systèmes d'acquisition autonomes depuis 2019. Il a contribué à générer plus de 277M€ de patrimoine géré pour les CGP du réseau Prestimonia. Spécialiste de la conversion et de l'automatisation marketing dans les secteurs réglementés.

Voir tous les articles de
Anthony Dufrasne
Purple arrow pointing to the right.